Vous écoutez « Ponctuation » de CéLab et D. Givone

celenfant

PAROLES Z'A
MUSIQUE

 
De l'écriture, de la nature, de la peinture, de la chanture ...
Webmaster : Valérie Daumail
Infographie : CéLab
 

Textes extraits de « Paroles z’ou musique ? »

Le site « paroles z’à musique » que vous vous apprêtez à visiter est dédié aux « Labs »… Si par bonheur vous n’avez jamais croisé de Labs, certains de leurs traits communs peuvent vous permettent de les reconnaître (et alors peut-être de les éviter !).
Tout d’abord, le Lab s’ennuie à ne rien faire… c’est une sorte d’hyperactif non reconnu par ses parents, de gaucher très contrarié, d’insatisfait notoire et inassouvi qui passe son temps à « faire »… En effet, il est mû par l’irrésistible besoin de s’occuper, ou plutôt de bouiner, toujours à la recherche d’un temps à passer, dans tous les domaines et surtout ceux qui, malheureusement pour ses proches, n’ont jamais rapporté un euro… D’ailleurs, que les inquiets maladifs se rassurent : ce site, conçu par les Labs, est totalement gratuit !

Ce besoin d’user les heures, est-ce une lubie, un violon d’Ingres, un simple passe-temps ou une véritable maladie… ? Difficile de répondre mais toujours est-il qu’à force d’œuvrer, le Lab produit ! Et il burine, façonne, fabrique une quantité de trucs, de bidules, de machins, de bricoles qui malheureusement n’ont pas de véritable utilité. Non ! les Labs ne sont pas les émules des Bricos, Castos, Dépôts… hantés par les bricoleurs et réparateurs de tous poils et de toutes confessions qui, chaque jour, apportent ce petit plus à la propriété familiale, à la chambre du bébé ou au placard à balais… Le Lab, lui, reste perplexe devant une chasse d’eau et démuni devant ses moindres fuites !

 

 

Le Lab ne fréquente pas non plus le salon de l’invention, même si, en revanche, il peut être chercheur sur les bords… Le Célab a cherché, principalement du côté des plantes, soutenant d’occultes théories qui prétendent que les fleurs, comme les hommes, vivent en société… D’autres comme le vieux Lab ont été, en leurs temps, pionniers en homéopathie… Le Cilab a cherché aussi, surtout les embrouilles, mais ça c’est autre chose… Bref, ils ont cherché car, en règle générale, le Lab est un peu observateur, un rien naturaliste, un tantinet adepte des médecines douces et défenseur d’un certain genre de vie, plutôt durable mais pas forcément développé… Mais ont-ils trouvé ? C’est une autre question…

 

Le Lab a donc un peu cherché. Mais, en fait, c’est plutôt un ouvrier attentif, un artisan précautionneux, un manuel intransigeant, bref une sorte de compagnon de l’écriture, de la peinture, de la chanture et de tous ces trucs en « ure » qui permettent de s’occuper en s’exprimant ! Car le Lab pense qu’il a quelque chose à dire... et il le fait par tous les moyens qui lui sont bons ou qui lui tombent sous la main, sans discrimination… En somme, un peu comme les rebouteux, les jeteux (d’sorts), le Lab est un faiseu, faiseu de paroles, faiseu de musiques, faiseu de paroles z’à musique, de barbouilles, de gribouilles… d’objets inanimés ou animés qui, pour l’essentiel, restent anonymes ou, tout du moins, confidentiels…

Car un autre caractère commun de la tribu mérite d’être signalé : si les Labs souhaitent s’exprimer, paradoxalement ils n’apprécient la compagnie, à l’inverse des plantes, qu’à dose homéopathique… Un peu bourru, plutôt solitaire, souvent contradicteur, rarement attentionné, le Lab, de père en fils, semble bien appartenir à la famille des « mauvaises herbes », de celle-là même dont Georges Brassens aimait aussi à se reconnaître.

 

 

Le Lab est donc plutôt sauvage, à la limite du sociable, un rien mauvais et parfois même cynique ce qui, on en conviendra, ne facilite guère l’échange et la promotion de sa production. L’un des membres de la tribu, le Célab, certainement un des plus odieux a, semble-t-il, bien résumé, il y a plus de trente ans, cet état d’être dans la « chanson à climats » où un parallèle audacieux est tenté entre son tempérament difficile et ses origines normandes :

Chanson à climats

 

1

C’est un pays bien froid
Qui sent le chien mouillé
Un pays maladroit
Il pleut toute l’année
L’hiver ne vaut pas mieux
Que les étés pourris
Le ciel fait les gros yeux
Quand l’air se radoucit
Où est ce paradis
Ce pays de cocagne
Qui sent le parapluie
Et le passe-montagne
Tout petit j’y suis né
N’en suis jamais sorti
Depuis vingt ans je vais
Revoir ma Normandie

 

2

De la douceur du temps
J’ai sans doute hérité
Ce naturel charmant
Que vous me connaissez
Froid comme un vent mauvais
Glacé comme une pluie
J’ai sans doute attrapé
Le virus du pays
Pas méchant pour un poil
Tout juste mal léché
J’ai tout de l’animal
Qu’il faut apprivoiser
Je ne suis pas causant
On dit de moi que j’ai
La verve du normand
Doublée du flegme anglais

 

3

Gardez vos canicules
J'irai pas m'y chauffer
Et me dorer le cul
Sur vos plages l'été
Gardez donc vos soleils
J'irai pas m'y frotter
Et m'y brûler les ailes
Je suis trop casanier
A chacun son voyage
Le mien est de rêver
Laissez-moimes nuages
Je dois y remonter
Assis sur les orages
J'aurai mes éclaircies
Au ciel de mon bocage
En Basse-Normandie

 

 

Le Lab ne brille donc pas par son sens de l’accueil, du commerce et la postérité ne pourra certainement pas lui reprocher son charisme débordant, son altruisme abusif et cette démagogie ostentatoire dont certaines de nos célébrités semblent user plus que de besoin !

Aujourd’hui, l’émergence de l’internette offre enfin aux Labs l’occasion de partager, sans avoir obligatoirement l’intention de séduire ; de présenter une production ouvrière, sans avoir à la justifier auprès d’autres acolytes du monde entier ; d’aller à la rencontre sans alimenter forcément la conversation ; d’échanger sans entretenir fatalement des relations parfois coûteuses… Car, en effet, le Lab n’est pas causant et, surtout, il n’a guère de temps à perdre car il doit le consacrer à sa mission essentielle : continuer à faire…

 

 

Alors découvrez en toute sérénité le Cilab, le Célab, les vieux Labs et des jeunes pleins de promesses… Ce site, comme vous l’aurez compris, s’il est dédié au Labs, il l’est également à différents modes d’expression, aussi au paysage et à l’environnement, enfin à une certaine façon d’utiliser inutilement notre vie…

 

 

En compagnie des Labs :

- faites donc un peu de géo et parcourez le massif armoricain sans vous fatiguer
 - visitez en photos et en aquarelles ses paysages au fil des saisons
- écoutez de la chanson française z’à texte et de la musique un peu « bossa » et surtout « guitare »
 - découvrez une modeste contribution au domaine des arts plastiques et graphiques
- initiez-vous à la sociologie végétale pour mieux comprendre et préserver notre environnement
- découvrez les frères Givone, puis quelques dessinateurs et photographes et leur passion pour saisir la nature sur le vif
- approvisionnez-vous enfin à la petite boutique.

     
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